Amélie


Molkenrain, montagnes érodées
De la bien vaste nature Vosgienne
Forêts multicolores, les hirondelles volent bas.
Mais c'est mon coeur qui est bien chargé,
Plus encore que le ciel, de tant de peine.
Loin de tout, oh surtout que de vous ! Où que je sois.

Oh Amélie ! Plus aucun repos
Ne saurait apporter, ah dure solitude,
Moi si loin de vous depuis bien trop,
Enfin à mon âme un peu de quiétude...

Amélie, oh Amélie, toujours si clair, oh oui !
Depuis bientôt trois mois que nous nous vîmes
Nul jour sans que mon souvenir ne me rappelle
Votre doux visage, et que dans vos yeux, perles ou rubis,
Je ne me perde, me noie, telle l'abîme !
Toujours si clair, amour si lourd, oh vie cruelle !

Amélie le ciel déverse ses sanglots
Mais moi voilà maintenant longtemps que la peine
M'a vidé de tout, sauf de ces quelques mots.
Tout dernier espoir de vous retrouver, ma reine.

Mais après tout le temps qu'il fait, qu'importe,
Et le monde qui tourne, le vent l'emporte.
Ce n'est que le temps qui passe
Mon seul bourreau,
Mon échafaud,
Éloignant de moi la trace
De Vous,
De tout...

L'été si près, et pourtant ce fut l'hiver
Qui fut plus dur qu'à son accoutumée
Où sans aucun remord elle m'abandonna.
Non content il m'imposa autre travers,
Au détour d'une halte inopinée
De vous voir, si belle, révélée à moi.

Cruelle destinée, la vie s'en mêlant
N'aspirant alors guère plus qu'à vous revoir,
Quelques complicités, Beijaflore aidant,
Lors de cet entretien, ambigu plaisir noir.

Je vous vis à nouveau,
Préparant mon fardeau
Qui chaque jour depuis lors
M'étreint bien plus que la mort.

Trois mois que je vous vis
Trois longs mois d'espérance
Trois mois que je vous vis
Trois longs mois de souffrance.

L'été est si près,
Vous ne devez être que plus rayonnante.
Même qu'évoquées,
Amélie, vos formes si envoûtantes,
Même imaginées
Déjà au delà de tout elles m'enchantent.
Je n'en suis que plus effondré
Après tant et tant d'attente
Et plus encore, désespéré,
De ne vous avoir comme amante.

Amante vous l'êtes sans doute
Mais alors quel prince vous mérite ?
Peut-il exister un royaume assez grand
Que votre beauté ne rende palissant ?
Y a-t-il château de pur granit
Où vous, déesse d'entre toutes
Vous pouvez prospérer,
Vous vous épanouissez,
À juste mesure encensée,
Et par dessus tout, humblement aimée.

Vous endormez-vous au creux de ses bras ?
Y trouvez-vous un juste réconfort ?
Est-il toujours là quand plus rien ne va ?
À votre écoute, à la fois doux et fort ?

Oh Amélie cela me tue
Rien que vous imaginer dans d'autres bras
Mais alors donc quelle vertu
Me faudrait-il pour que ce puisse être moi ?

Oui rien que moi, Amélie.
Oh suivez-moi pour la vie !

Amélie douce Amélie j'aurai la patience
Car sans vous ma vie est dénuée de tout sens
Et si d'aventure la fatigue m'assaillit
Rien qu'un baiser de vous et de nouveau je revis
Amélie si douce Amélie oui pour vous
Je braverai mille dangers
Contre tout je vous protégerai
J'aimerai au delà de ce que l'on peut aimer
En donnant plus que tout homme n'a jamais donné
Amélie douce Amélie rien que pour vous

Amélie belle Amélie
Oubliez tout de l'amour
Amélie mon Amélie
Car tout commence ce jour.

Warly






Last modified: Sun May 8 15:44:51 CEST 2005